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 Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]

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Ella H. Andrews

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MessageSujet: Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]   Mer 16 Nov - 13:34

    Le chant des machines à écrire avait fini par s’arrêter et était maintenant remplacé par les monotones salutations de fin de journée des employés entre eux. Pour Ella, la nuit ne faisait que commencer. La jeune femme avait des choses à prouver, des tas de choses et elle ne lésinait pas sur les heures supplémentaires pour montrer sa motivation. Après avoir atteint le poste de rédactrice en rubrique politique, Ella s’était bien rendu compte qu’elle ne pourrait pas évoluer plus au sein de la rédaction. Son nouveau défi était donc de devenir la bête noire des politiques, elle tenait maintenant a ce que son nom soit reconnu par les chefs d’Etat et elle avait donc finit par faire accepter sa plume assassine au Chicagoes en profitant du seul véritable avantage qu’il y avait a être une femme dans un univers si masculin : la basse estime qu’avaient ses homologues masculins à l’égard de l’intelligence des femmes lui permettait de briller chaque fois que son travail s’avérait un tantinet meilleur.

    La jeune américaine attrapa sa tasse de café encore bouillante sur le coin de la table et but quelques gorgées en admirant la grande pièce vide et les bureaux soigneusement rangés autour d’elle s’imaginant quelques instants qu’un jour elle aurait peut-être son propre espace. Ella soupira, se sortit de la tête cette idée saugrenue et retira de la machine à écrire le papier qu’elle venait de finir sur le dernier discours du chef d’Etat. Un de moins pensa-t-elle avant de commencer à taper l’article concernant les revendications proposées par les députés démocrates au sujet des nouveaux droits accordés aux femmes.
    Le flot des employés quittant l’étage se déversait devant Ella, forçant la blonde à s’arrêter d’écrire tous les trois mots pour dire poliment bonsoir aux membres du journal qui s’en allait. Elle les saluait d’un signe de tête rapide sans même regarder leur visage.
    Arriva Théo… elle l’entendit lui souhaiter une bonne soirée et la blonde se crispa, ses doigts s’arrêtèrent sur la machine et elle releva la tête pour le saluer à son tour, de la manière la plus neutre qui soit, juste comme si elle ne le connaissait que de nom. C’est à se demander pourquoi il faisait encore preuve de tant de politesse quand on savait la manière dont il la traitait « Bonne soirée » dit-elle tranquillement en relisant brièvement ce qu’elle venait d’écrire, plus pour s’empêcher de le regarder que parce qu’elle doutait de la tournure de ses phrases. « transmet mes amitiés à Maureen… » ajouta-t-elle laissant les mots qui lui pendaient aux lèvres sortir sans les retenir espérant provoquer une réaction chez lui, n’importe laquelle… Tant qu’il restait un peu plus longtemps près d’elle. La vérité c’est qu’amoureuse comme elle l’était, elle préférait provoquer une dispute plutôt que de le laisser passer devant elle comme s’il ne la connaissait pas.
    Il comptait trop pour elle. Elle tenait à compter pour lui.

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Theo Harlow
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MessageSujet: Re: Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]   Mer 16 Nov - 16:33

    « Tu ne devineras jamais qui nous invite à dîner ! » lâcha le viel homme en entrant dans son bureau. Theo leva les yeux vers l'intrus et esquissa un sourire, plus par habitude que par réelle envie. Il retira ses lunettes et s'enfonça dans son fauteuil, les sourcils haussés pour inciter le bonhomme à continuer. « George Wallace, cette vieille crapule. » soupira le vieux en prenant place de sa propre initiative. Le visage tout contracté lui donnait l'air d'avoir dix ans de plus mais Jeremy Tulp n'était pas homme à s'en préoccuper. Il tournait frénétiquement ses pouces l'un autour de l'autre et semblait examiner une minuscule tâche sur la moquette du bureau.
    Pendant un court instant, Theo se sentit mal à l'aise. Wallace, il le connaissait plutôt bien pour ses discours enflammés et sa récente fonction de gouverneur de l'Alabama, mais il savait aussi que Tulp avait eu une grande admiration pour lui. Depuis quand cette affection s'était changée en rancoeur, ça, le rédacteur en chef n'aurait su le dire. Depuis qu'il travaillait au Chicagoes, Theo se laissait porter par les divers courants, en évitant soigneusement de prendre parti publiquement. Mais il était inutile de se voiler la face, chacun connaissait les opinions de ses voisins. George Wallace n'aimait que les petits catholiques blancs, au moins il avait toujours été clair à ce sujet.
    « Comment ça, 'nous sommes invités à dîner' ? » finit par demander Theodor, sans trop savoir quoi dire de plus. La perspective de manger quelques crustacés avec un 'segregation now, segregation tomorrow, and segregation forever.' en fond sonore ne le réjouissait pas, même s'il était question du meilleur restaurant de la ville. Or, la phrase de son vieil ami était assez ambigüe. Theo était rarement convié aux repas liés de près comme de loin à la politique, alors que lui vaudrait cet honneur ?
    « Toi, moi et Bischoff. C'était son idée, va savoir pourquoi. » répondit Tulp avec une pointe d'amertume. Un silence de plomb tomba subitement alors que la plupart des journalistes s'apprétaient à quitter les bureaux du Chicagoes. Ah oui, la journée était déjà terminée. Theo finit par briser la glace en se redressant, ce qui fit considérablement grincer son fauteuil. Le vieux, comme piqué par un insecte invisible, sursauta et reprit calmement : « Comme tout le monde, il aime les paris sportifs. Putain, qu'est ce que je t'envie, j'aurais jamais pensé que la rubrique sport pouvait être aussi avantageuse. Tout le monde te demande ton avis en buvant tes paroles et personne ne vient te casser les couilles à savoir si t'as déjà tronché une petite black ou pas. » Visiblement, il fut soulagé d'avoir déversé ses paroles et ne tarda pas à se lever en boutonnant sa veste. Avec un coup d'oeil faussement complice, Tulp fit un signe de tête qui signifiait 'rendez-vous au Night Roses' à vingt heures, ne sois pas en retard.' Quand la porte se referma, Theo trouva l'ambiance de son bureau étonnament glaciale.

    De sa démarche la plus assurée, il traversa le long couloir avec un rédacteur qui ne cessait de jacasser. Le futur dîner avec la 'crapule de gouverneur' ne le préoccupait déjà plus alors que son collègue lui donnait des petites tapes sur le bras pour attirer son attention. Lorsqu'ils arrivèrent au niveau d'un bureau, la plupart des journalistes masculins ralentissaient et prenaient le temps d'articuler un bonsoir tout ce qu'il y a de plus courtois. Ou de plus mielleux. Theo aimait en rire, quand il était seul.
    Il se contenta de saluer Ella de son ton le plus neutre, sans même s'arrêter. De toute façon, elle ne lèverait pas les yeux et s'il avait le malheur de lui adresser un mot de plus, le parasite de rédacteur qui lui tenait compagnie en profiterait pour la draguer ouvertement. Pourtant, la jeune femme en profita pour glisser quelques mots de plus à son égard. Comme ça, devant tout le monde. Que personne n'ait pu saisir le sous-entendu ne le surprenait guère mais la flèche l'avait bel et bien atteint. Et le poison se déversait déjà lentement dans ses veines.
    Ses jambes l'avaient mené jusqu'aux ascenseurs, feignant l'indifférence qu'il leur avait si bien appris. Mais au moment de pénétrer dans le petit espace, ses pieds ne bougèrent pas d'un seul centimètre. Devant le regard perplexe de son collègue, Theo rebroussa chemin. D'abord, il pensa menacer Ella en la plaquant contre son bureau, le visage collé sur tous ses précieux articles. Mais les quelques mètres qui les séparait lui permirent de se contrôler tant bien que mal.
    Il s'approcha de la jolie journaliste alors qu'elle semblait s'être entièrement plongée dans son travail. Un sérieux qui était presque attendrissant. De dos, elle semblait parfaitement innofensive, employée ambitieuse et modèle. Sans même prendre garde à l'éventuelle présence d'une tierce personne, Theo fit glisser le siège d'Ella en poussant brusquement une roulette. « Toujours aussi sérieuse. Je suppose que personne n'a besoin de tes charmes ce soir ? » lâcha le rédacteur sans une pointe d'empathie. Il regarda l'article qu'elle rédigeait et continua « Sur qui est-ce que tu as jeté ton dévolu cette fois ? Quel politicien va subir ton courroux, dis moi ? C'est si facile, pour toi, de répandre ton venin avec l'aide d'un bout de torchon sans mêm—... » et puis, il se rendit compte qu'il devenait grossier. Ce qui était vraiment, vraiment inhabituel.

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Ella H. Andrews

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MessageSujet: Re: Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]   Mar 22 Nov - 17:08

    Au vu du regard que Theo lui avait lancé, la jeune blonde jugea qu’a défaut de créer une dispute entre eux, elle avait au moins réussit à attirer son attention et elle aurait juré avoir vu un rictus d’agacement sur son visage. Ella le regarda s’éloigner accompagné par son collègue puis soupira avant de reprendre son activité... Si elle ne s’arrêtait pas maintenant de le regarder, la jeune femme passerait encore toute la nuit à se torturer sans relâche sur le pourquoi du comment de leur relation. Elle tapa à nouveau frénétiquement quelques phrases sur la machine à écrire mais semblait déjà perturbée par la réaction du rédacteur en chef… comme une femme amoureuse, elle se posa donc milles questions à ce sujet, tentant tant bien que mal de décortiquer sa réaction. Faisait-il ça pour jouer ? Pour créer à nouveau une distance entre eux ? Celle là même qu’il s’empressait de rompre dés qu’il apercevait ses épaules nues ?
    Sans même qu’elle ne l’ai vu venir, la jeune femme se sentit retourner brusquement et fit face à Theo. Son regard sombre n’annonçait rien de bon, malgré tout la blonde pulpeuse sentit son cœur battre la chamade en respirant son parfum si près d’elle. Une chose était sûre, il pouvait prendre l’air menaçant qu’il souhaitait, elle n’avait pas peur de lui, la seule chose qui l’effrayait c’était les sentiments qu’elle avait à son égard.

    Elle écouta chacun de ses mots et perdit quelques secondes le fil de la conversation pour inspecter les alentours. Etaient-ils seuls ou non ? Allait-elle devoir faire preuve de subtilité alors que lui n’en avait que faire ? « Toujours aussi sérieuse. Je suppose que personne n'a besoin de tes charmes ce soir ? » Il ne semblait pas vouloir faire dans la dentelle et alors qu’elle l’avait attaqué subtilement, lui savait parfaitement ou taper pour la blesser. Elle lui avait laissé découvrir sa corde sensible pendant ses jeunes années et le regrettait amèrement quand elle le voyait l’utiliser à ses fins. Mais c’est aussi ce jeu là qui attisait son cœur sec, il était autant l’enfant du diable qu’il pouvait être un ange et à la manière dont il revenait chaque fois vers elle, la blonde avait fini par se dire qu’il ne s’agissait pas que d’une relation charnelle. il semblait y avoir un peu plus. Malgré ça, tant qu’il ne se l’avouerait pas à lui-même, il serait incapable de lui confesser à elle.

    Elle le laissa finir sa tirade sur ses écrits puis le coupa quand elle considéra qu’il était allé trop loin. Ella se redressa soudainement « Mon venin ?! » le stoppa-t-elle plantant son regard dans le sien « Pas plus tard que la semaine dernière, mon venin comme tu dis, tu l’appelais « ta plume légère » !... Mais nous n’étions pas autant vêtus, ç a doit jouer » chuchota-t-elle inquiète que la porte de l’ascenseur ne se soit pas refermée et qu’ils ne soient par conséquent pas seuls. Au sein du Chicagoes, mieux valait fuir les scandales. Surtout lorsqu’on était une femme.

    La blonde recula quand Jeremy Tulp les rejoint d’une démarche lente laissant le temps aux deux amants de se regarder encore un temps « Harlow, nous t’attendons… » L’homme adressa un sourire mielleux à la jeune femme « …Oh je vois ! Ton amie peut parfaitement se joindre à nous si c’est ce qui te met en retard » Avant que le blond n’ait pu ouvrir la bouche, la jeune femme s’avança et hoche la tête « Avec plaisir.. »
    Maureen représentait sa stabilité, elle, elle était sa fougue… et Ella avait finit par se convaincre qu’elle gagnerait. Harlow était un homme d’action, son passé de boxeur autant que ses attitudes tendaient vers cette théorie.
    Mais ce soir, elle allait pour une fois être la femme à son bras. Pas celle dans son lit.


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Theo Harlow
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MessageSujet: Re: Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]   Mer 23 Nov - 22:52

    L'attitude d'Ella avait le don de le faire sortir de ses gonds et bizarrement, ce n'était pas pour lui déplaire. S'il arrivait à ne pas sourire en surface, à l'intérieur, ce n'était pas la grande hilarité mais disons que la scène lui paraissait plutôt amusante. Surtout la manière dont elle le regardait, expression de défit à la clé, les lèvres aussi serrées que celles d'une enfant têtue. Theo aurait pû parier que l'américaine ne cesserait de le défier, même s'il devait en arriver à lui serrer le cou entre ses deux mains. Bien entendu, l'idée lui semblait extrème. Mais jusqu'au bout, la jolie blonde donnait l'impression qu'elle jouerait le plus possible avec ses limites et ce, quelqu'en soient les conséquences. Ce qui, au fond, n'était pas vraiment emprunt de maturité. Si ce n'est pas la mort, alors ce sera l'épuisement qui viendra à bout de cette mascarade. pensa le rédacteur avec un semblant d’intérêt mélodramatique. Tout ceci ressemblait à un vilain jeu, le genre dont on devient très vite dépendant. Et ressentir une telle exaltation était chose rare, depuis qu'il avait quitté le ring.

    Avec un haussement d'épaules, il se retourna vers Tulp. Décidément, le vieux bonhomme avait choisi de lui parasiter sa soirée de bout en bout. Il planta sa main gauche dans la poche de son pantalon et fit sauter son regard du visage de Tulp à celui d'Ella. L'invitation ne lui serait pas venu à l'esprit - puisqu'il s'apprêtait à se disputer sans retenue avec la jeune femme - et pourtant, le journaliste ne trouva pas la force de s'y opposer. De quoi aurait-il l'air ? Son cas ne pouvait être pire, de toute façon. Et puis il adorerait lancer des pics à la jeune femme et la voir tanguer entre l'envie de répliquer et celle de soigner sa future réputation de grande journaliste. Un gouverneur, médiocre et aussi étroit d'esprit qu'une cuillère, allait tout de même se trouver à sa table. Tandis que lui, s'il se mettait à faire tout un tas de sous-entendus, sa carrière n'en serait absolument pas affectée. Les autres hommes penseraient qu'il avait un coup dans le nez, ou qu'il était particulièrement frustré. En quoi est-ce que cela changerait de d'habitude, après tout ? C'était de notoriété publique que les journalistes appartenant au sexe supérieur ne cessaient de se cracher dans le dos. Peut-être même qu'ils se mêleraient au jeu en espérant obtenir les faveurs de la belle.
    « Très bien. » murmura simplement Theo, pour lui-même. Tulp le fixait avec un regard mi amusé, mi agacé par l'heure qui tournait. Si le gros bonhomme avait saisit la tension entre ses deux collègues, cela ne lui semblait pas anormal. Solidarité masculine. Theo ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Ella avait vraiment la malchance d'être une jeune femme très attirante et, elle le découvrirait bien assez tôt, ses atours lui causeraient son plus grand malheur. En accordant qu'un bref coup d'oeil à la jeune femme, Theo annonça, sur un ton faussement ennuyé : « Allons Jeremy, laissons mademoiselle Andrews se préparer. ». Tulp hocha du chef et le suivi le long du couloir.
    Le rédacteur en chef savait parfaitement qu'Ella n'avait pas besoin de parfaire son maquillage, ni même de changer de robe au cas ou son minuscule sac à main puisse en contenir une de rechange. Non, elle n'aurait qu'à prendre son manteau, mais Theo souhaitait la voir courir pour les rattraper. Peut-être qu'elle aurait versé une petite larme entre temps ? Devant l'expression perplexe de son collègue, il se mit à rire doucement. Non, ce n'était pas son genre.

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MessageSujet: Re: Break it to me gently, so my tears won't fall... too fast [Théo]   

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